On a coutume de dire que le premier plus beau jour c’est quand on achète son voilier et le second plus beau jour, c’est quand on le revend ! Dans les deux cas, on doit recourir à une expertise. Pourquoi ? Comment ?

En règle générale c’est l’acheteur qui paye l’expertise. Ce n’est pas une obligation. En effet, le vendeur peut demander une expertise pour fixer au mieux le prix de son bateau. Petite remarque au passage, le prix demandé ne correspond quasiment jamais à la valeur réelle du bateau prêt à naviguer. Il faut naturellement faire le tour des équipements et vérifier que l’armement correspond bien à la catégorie de navigation affichée. Ceci dit, c’est grâce à une expertise sérieuse que l’on s’approchera le plus possible de la valeur réelle de l’unité, compte tenu par exemple de travaux (lourds ou minimes) à prévoir ou de l’entretien déjà effectué pour l’année en cours.

Maintenant, comment s’effectue l’expertise et sur quoi porte-t-elle ?

L’expert doit avoir accès au bateau en général sur son lieu de vente et surtout à quai. L’expertise porte sur l’étude complète de la carène (traces de choc, osmose, hydrolyse, délaminage…), sur le moteur annexe ou in-board, elle doit comprendre un essai sous voiles et au moteur. L’expertise comprend aussi une analyse de la situation administrative du voilier (acte de francisation, absence de saisie conservatoire, place de port payée ou non et jusqu’à quand…)

Le rapport d’expertise doit fixer la valeur vénale du bateau. Elle sert de base à la transaction. Elle sera aussi très utile pour assurer l’unité.

Prenez le temps de lire le rapport détaillé même si au premier abord le professionnel utilise un vocabulaire très technique. Naturellement, l’expert vous fera un topo oral et vous aurez une première impression. Mais dans tous les cas il faut étudier soigneusement le rapport. Il sera en fait absolument nécessaire pour effectuer une transaction au mieux des intérêts de chacun.